La cigarette électronique augmenterait de 50 % le risque de cette maladie respiratoire
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[EN VIDÉO] Le tabagisme est la première source de mortalité évitable dans le monde. Au-delà de la dépendance, fumer augmente le risque de cancers ou de maladies cardiovasculaires. Uwe Maskos, chef de l’unité Neurobiologie intégrative des systèmes cholinergiques à l’Institut Pasteur, nous parle des causes et conséquences du tabagisme durant cette interview.
Vous êtes passé à la cigarette électronique
pour arrêter de fumer ou diminuer votre consommation de cigarettes. Vous avez constaté que vous respirez mieux, toussez moins et avez moins mauvaise haleine. Bref, vous sentez que vapoter est moins problématique que le tabagisme pour votre santé.
C’est vrai, la cigarette électronique est moins nocive que le tabac. En revanche, elle est loin d’être exempte d’effets néfastes ! Les molécules chimiques qu’elle génère pourraient en effet nuire aux poumons et favoriser l’apparition de maladies respiratoires parfois très graves. C’est ce que suggère une nouvelle étude publiée dans la revue Primary Car Respiratory Medecine.
Quand les poumons s’épuisent
Les chercheurs se sont intéressés aux effets du vapotage sur une maladie des poumons relativement répandue : la bronchite pulmonaire chronique obstructive ou BPCO. Cette forme de bronchite incurable est caractérisée par une inflammation persistante des poumons associée à une diminution du débit de l’air circulant. Elle survient traditionnellement chez les fumeurs et les personnes exposées aux produits chimiques irritants et tend à s’aggraver avec le temps.
Symptômes : toux chronique, crachats le matin, essoufflement de plus en plus gênant, infections à répétition… qui apparaissent généralement après 40 ans. Actuellement, près de 400 millions de personnes seraient touchées dans le monde par la BPCO. Une personne en meurt chaque quatre secondes. C’est aujourd’hui une cause importante de mortalité. Bref, un problème majeur de santé publique.
La BPCO, une maladie respiratoire grave, concernerait 400 millions de personnes aujourd’hui dans le monde. © Anastasiya, Adobe Stock
La cigarette électronique dans le viseur des chercheurs
Bien que la consommation de cigarettes diminue dans de nombreux pays, certaines régions continuent d’enregistrer une stagnation ou même une augmentation du nombre de personnes touchées par la BPCO.
De plus en plus de chercheurs s’intéressent aux facteurs de risque autres que le tabac et les produits irritants, et commencent à sérieusement se demander si l’utilisation croissante de la cigarette électronique pourrait être en cause. Celle-ci génère en effet un aérosol riche en particules ultrafines et en produits chimiques tels que l’acroléine et l’, des substances connues pour provoquer une inflammation des voies respiratoires et endommager les poumons.
Une équipe de chercheurs indiens a décidé de faire le point en réunissant et analysant les résultats de l’ensemble des études qui avaient été menées sur les liens entre l’utilisation de la cigarette électronique et la BPCO. Dix-sept publications regroupant un total de 4,3 millions de personnes (majoritairement américaines, mais également chinoises et sud-coréennes) répondaient à leurs critères. Que montrent les calculs ?
Un risque de BPCO augmenté de 50 %
En moyenne, les utilisateurs de cigarette électronique présentaient un risque de développer une BPCO supérieur de 50 % à celui des personnes n’ayant jamais vapoté. Chez les vapoteurs de longue date, ce risque montait à 84 %, soit quasiment un doublement du risque.
L’analyse détaillée des données suggère que ce ne sont pas forcément les produits de vapotage qui sont responsables de ce surrisque, mais aussi… la nicotine qui y est ajoutée ! Celle-ci ne serait pas seulement addictive, elle alimenterait également le stress oxydatif et l’inflammation pulmonaire dans les poumons, et ce, indépendamment des substances chimiques présentes dans les liquides de vapotage.
Même si les chercheurs n’excluent pas que d’autres facteurs non pris en compte dans l’étude puissent intervenir (double usage tabac-vapoteuse, antécédents de tabagisme…), ils appellent les médecins à s’informer sur les habitudes de leurs patients et à surveiller de près leur fonction pulmonaire, surtout celle des jeunes adultes que l’on considère habituellement à l’abri de la BPCO.
Prochaine étape : mettre en place des études basées sur des diagnostics plus précis de la BPCO, tenant mieux compte du statut tabagique et évaluant plus précisément la durée et l’intensité de l’utilisation de la cigarette électronique.
Source: FUTURA
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